congrès 2021 – WY

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Description

La restauration de Place Royale de Québec : un exercice architectural et archivistique à la dérive

Résumé

Selon les traités internationaux et les textes théoriques de l’histoire de l’art et de l’architecture, tout architecte ou ingénieur responsable d’un chantier de restauration doit impérativement effectuer en amont un travail de recherche historique et une étude archéologique de l’édifice à restaurer. Ils doivent également produire une documentation précise (rapports analytiques, critiques, dessins et photographies) permettant de témoigner de l’évolution du chantier.

Le 8 août 1967, le gouvernement provincial promulgue une loi qui définit un périmètre d’intervention pour la restauration de Place Royale à Québec et qui attribue la responsabilité des travaux au ministère des Affaires culturelles. Rapidement, les responsables du chantier proposent une restitution de l’endroit tel qu’il devait être sous le régime français. Cette quête d’une unité stylistique architecturale plus fantasmée et politique qu’historique ne fait pas l’unanimité et, au fil des destructions successives, une série de prises de position et de scandales ébranlent le chantier.

Face aux nombreuses remontrances concernant l’évolution de son chantier, le ministère des Affaires culturelles lance en 1978 et en 1979 une série d’études sur l’état des archives du chantier. Les conclusions sont alors catastrophiques : les archives sont partielles, dispersées, l’authenticité et l’intégrité des documents essentiels ne sont pas assurées et l’accès à l’information est quasi nul. Pire, les dossiers historiques qui devaient assurer une restauration des édifices en respect de l’histoire sont incomplets et non-communicables. Face à cette situation, des décisions administratives et archivistiques doivent être prises pour assurer un meilleur témoignage du chantier.

Dans le cadre de notre thèse, nous nous intéressons à la mise en archives du chantier de restauration de Place Royale afin de démontrer que les archives ne sont nullement le résultat d’une procédure naturelle ou organique. En traçant un parallèle entre les différentes périodes du chantier de restauration et les formes de productions et d’utilisation des archives qui s’y rattachent, il est possible de saisir que l’ensemble documentaire sur Place Royale est bel et bien le produit social de contextes et d’exploitations des documents qui changent dans le temps.

Dans le cadre de ce colloque, notre présentation montre de quelle manière l’étude de l’évolution de la constitution d’un ensemble documentaire comme celui de Place Royale permet de raconter une autre histoire sur la restauration architecturale. L’analyse de la manière dont les archives ont été exploitées, regroupées, détruites durant ce vaste chantier permet également d’offrir un regard inédit sur ce terrible scandale patrimonial que fut Place Royale.

Biographie

Né à Vevey en Suisse, nous avons effectué une maîtrise universitaire en histoire à l’Université de Lausanne. Une fois notre maîtrise acquise et après un stage effectué aux Archives cantonales vaudoises, nous avons commencé une seconde maîtrise universitaire à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI). Nous sommes actuellement candidat au doctorat en archivistique (histoire) à l’Université Laval. Notre recherche, qui a obtenu le soutien de la fondation BAnQ et du FRQSC, porte sur la mise en contexte de la constitution de l’ensemble documentaire sur Place Royale du fonds E6 du ministère des Affaires culturelles.

 

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